Orsay : l’âme d’une ville qui s’envole…vers les cieux ?

Comme beaucoup de villes françaises, le centre-ville d’Orsay (91) perd de son attractivité : coiffeurs, banques, agences immobilières pullulent, rendant ainsi la flânerie quelque peu…dénuée d’intérêt.

« Orsay village » n’est qu’un lointain souvenir. Le patrimoine immobilier n’est plus préservé : des permis de construire sont accordés à outrance. Des pavillons en meulière sont détruits pour laisser place à des immeubles aseptisés, surchargeant un centre-ville déjà bien encombré et dysharmonieux.

Dans une zone résidentielle périphérique, ce sont deux pavillons qui vont être rasés pour laisser place à un immeuble de trois étages : les riverains sont « ravis ». Cette « petite » tour au milieu des maisons sera, sans nuls doutes, du plus bel effet esthétique (et diminuera sûrement le prix au mètre carré, ce qui est toujours très agréable pour les propriétaires).

Il avait même été question de raser la maison de Pierre-Gilles de Gennes (Médaille d’Or du CNRS en 90 + Prix Nobel de Physique en 91, excusez du peu !), la mairie a (semble-t-il) abandonné ce projet devant le tollé général (mais pour combien de temps ?). Le simple fait d’y avoir pensé est révoltant, aberrant. D’autant plus qu’à 30 secondes à pied se trouve une place « Pierre-Gilles de Gennes » ! Quel superbe hommage cela aurait été ! Une honte !

Les (rares) espaces verts survivants, eux aussi, sont bétonnés. Objectif : concentrer le maximum de personnes au mètre carré, alors que le RER est déjà plus que saturé (et je ne vous parle même pas de sa vétusté, me connaissant un article sur le sujet tombera un jour !).

Les générations futures verront d’un très mauvais œil les décisions des différents maires (ces « serial bétonneurs »), mais il sera hélas trop tard…

C’est donc avec une certaine mélancolie que je regarde ces photos d’antan… Je ne suis pas contre l’évolution ni le progrès (1). Il faut cependant voir ce que ces mots signifient : actuellement à Orsay, c’est une destruction du patrimoine immobilier et naturel qui dégradera la vie de ses habitants.

(1) Le matin, je vois souvent des parents qui attendent dans la voiture avec leurs enfants. Trop souvent, ils ne se parlent pas et ont tous les yeux fixés sur leurs écrans (portable, tablette…) ! Définitivement, le « progrès » est une notion à relativiser…

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