Nicolas Dupont-Aignan L’Epreuve de Vérité Public Sénat RMC 28/09/2017

Le rachat, plutôt l’absorption, d’Alstom Transport par Siemens est « un acte de haute trahison industrielle nationale ». Ce qui est présenté comme une union est un leurre étant donné que la parité n’est pas respectée : nous sommes très loin de « l’esprit Airbus ». Nous assistons à un « sabordage des autorités politiques françaises de leur propre outil industriel », assimilable à de la haute trahison. La France abandonne ses brevets, ses avancées technologiques… Nous avions un beau conglomérat avec Alstom qui est parti en fumée « parce que les élites politiques et économiques françaises ont abandonné ».

Comble du « hasard » c’est à chaque fois la banque Rothschild, ancien employeur d’Emmanuel Macron, qui officie : les mêmes erreurs sont réitérées (Alstom Energie, Alcatel, Lafarge, Technip). « Le Président de la République devra en répondre. » C’est pourquoi Nicolas Dupont-Aignan demande une commission d’enquête parlementaire. Ce sacrifice industriel, accepté par l’Etat, n’a rien à voir avec l’Europe qui ne doit en aucun cas se construire sur la « destruction d’un pays ».

Le gouvernement doit avoir une politique industrielle qui défend nos intérêts.

Le budget 2018 : un budget provocateur pour les Français

Ce budget vise les « super-riches » : peut-être un moyen de remercier une certaine oligarchie ayant donné une aide déterminante lors​ de​ la dernière présidentielle ?

Parmi les choses positives qui sont présentées : suppression de la taxe d’habitation (pour 80% des foyers), revalorisation de l’allocation adulte handicapé (très bonne chose au demeurant) et baisse des cotisations salariales.

Mais en même temps, diminution des APL et emplois aidés, augmentations massives de la CSG (22 milliards d’€) et de la fiscalité écologique. Ce que « Macron donne dans une poche est repris dans l’autre ! ». Pire, il y a un différentiel de 4,2 milliards entre les « cadeaux » et les « efforts » : comment sera-t-il financé ?

Il faut inciter à produire en France, « doper nos PME » créant des richesses. Nicolas Dupont-Aignan avait proposé une baisse d’impôt pour les PME à condition qu’elles investissent dans notre pays. « Ce n’est pas en donnant 5 milliards à une super-classe qui va l’investir ailleurs que l’on va aider notre pays. » Or le gouvernement qui se dit « pro-business » a réduit la baisse d’impôt sur des PME qui sont étouffées avec des charges trop importantes !

L’enjeu pour demain est une bonne articulation entre la Nation et l’Europe

Il n’y a pas de cohérence entre le discours présidentiel et les actes : en dégradant l’environnement et détruisant notre agriculture,​ le CETA contredit les Accords de Paris. La commission qu’Emmanuel Macron avait pourtant diligenté​e​ a rendu des conclusions très défavorables sur ce traité sans parvenir à stopper sa mise en application.
Une défense nationale avec pour seule armée, une armée européenne, ne peut être viable. « La vraie question sur la défense est de bâtir des coopérations industrielles » comme la fabrication d’armements. « La France assure gratuitement la sécurité au Mali. Je n’ai pas entendu Emmanuel Macron dire que nos amis européens doivent participer au financement… »
Le contrôle des frontière​s​ n’a jamais été aussi urgent : « ​I​l faut s’en donner les moyens en embauchant des polices de l’air et des frontières, des mili​t​aires… » Aider l’Afrique du Nord à se développer avec un vrai plan Marshall « devrait être la première ambition européenne avant tout le reste. » « Schengen est mort et enterré, mais nous n’en tirons pas suffisamment les leçons ».

« Le pays doit passer avant les partis ! »

Les électeurs de droite ont été séparés artificiellement ​p​ar François Mitterrand : ils sont en réalité plus proches que l’on ne croit. « Mon idée est de bâtir, sur la plateforme LesAmoureuxDeLaFrance.fr, ​un futur programme commun de gouvernement. » Il ne faut pas laisser le monopole médiatique de l’opposition à Jean-Luc Mélenchon au risque d’avoir un final entre lui et Emmanuel Macron en 2022 « qui aboutirait à la ruine du pays. » Il faut proposer une alternative crédible aux Français, c’est pourquoi « il est normal que ceux qui ont une certaine idée de la France s’allient […] autour d’un beau projet. »

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