Pourquoi le Rock’n’Roll a-il émergé en 1955 ?

Sur la route de Memphis : le contexte général nord américain au début des années 50

Les années 50 apportent avec elles un boom démographique inédit : croissance de 15% de la population américaine en 10 ans, plus de 13 millions de Yankees ont entre elle a entre 13 et 19 ans en 1956 !

INED, Population, 6ème année, numéro 3 (juillet/septembre 1951), Paris, PUF-INED, 1951, page 521.

Une ère de consommation de masse pointe le bout de son nez. La relance économique, qui a suivi la seconde guerre mondiale fait des Etats-Unis « le » pays émergeant. Le taux d’équipement des ménages s’accroît, aidé par la hausse généralisée des salaires. Voitures (65% des ménages en possèdent une en 1956), radios (45%), téléviseurs, réfrigérateurs, aspirateurs (67%), machines à laver (89%) : les appareils électriques accompagnent la vie quotidienne de nombreux Américains, qui représentent désormais 6% de la population mondiale !

L’économie américaine incite donc à l’optimisme.

Les progrès de la science et de la technique sont considérables et permettent, outre le prolongement de la durée de la vie, une amélioration des conditions d’existence. Les années 50, ce sont aussi l’éclosion d’une restauration rapide donnant ses premières indigestions, d’auberges (la chaîne « Holiday Inn » est fondée en 1952) et de banlieues résidentielles : le mode de vie américain est bouleversé.

Phénomène nouveau, les jeunes font leur apparition dans le monde de consommation de masse ! Leur pouvoir d’achat est en plein boom : en 1956 la somme dépensée par un adolescent est de 8,5 dollars par semaine. Michael Ochs : « Mes achats de disques ont commencé avec les 45 tours de Rock’n’Roll qui ne coûtaient que 89 cents, contrairement aux albums vendus 3.98 dollars ! ». Apparaît alors un véritable marché de la jeunesse du fait des évolutions des conditions démographiques (baby boom) et économiques (augmentation des revenus). Les adolescents constituaient dès les années 50, 25% du marché des loisirs.

L’individu et le consommateur ne font plus qu’un. Après tout ce dernier « doit être fabriqué en même temps que le produit » (1) ! La publicité se développe, la consommation incarnant le bien être, la liberté, surtout pour les adolescents symbolisant pour les publicistes « le renouvellement et le changement face aux vieilles mentalités productivistes et ascètes qui sont devenues une entrave à la consommation de masse » (2). C’est pourquoi la publicité tend à ridiculiser le monde adulte jugé dépassé. La jeunesse devient « un espace central pour la reproduction de la société, impliquant ainsi la possibilité de dégénération et de décadence aussi bien que le renouvellement » (3). Ainsi, « dans le monde qui était le leur, il était presque de règle de désirer toujours plus qu’on ne pouvait acquérir. Ce n’était pas eux qui l’avaient décrété, c’était une loi de la civilisation, une donnée de fait dont la publicité en général, les magazines, l’art des étalages, le spectacle de la rue, et même sous un certain aspect, l’ensemble des productions communément appelées culturelles, étaient les expressions les plus conformes » (4).

La société américaine, à la fois jeune et dynamique, est aussi attachée à des valeurs strictes liées à son histoire et au contexte mondial de guerre froide : la crainte est permanente. La « menace communiste » et sa chasse aux sorcières seront omniprésentes au cours des années 50 .

Ceci couplé à une religion et une morale qui ont, depuis 1945, repris une nouvelle vigueur (entre 1950 et 1954, plus de dix millions de Bible sont vendues par an…) cela donne un cocktail assez amère. L’Amérique offre une vision d’intolérance, en particulier envers la communauté noire : le célèbre « Strange Fruit » de Billie Holliday n’est pas si loin dans le temps et les actes. 

Le 17 mai 1954, par l’arrêt Brown, la Cour Suprême des Etats-Unis déclare que la doctrine « séparés mais égaux » est désormais anticonstitutionnelle et interdit la ségrégation dans les écoles publiques. Cela ne la fait pas pour autant disparaître, les tensions sont toujours là, en témoigne Rosa Parks refusant de céder sa place à un blanc dans un bus de Montgomery, en Alabama le 1er décembre 1955. C’est le début du boycott des transports en commun de la ville, mené par le pasteur Martin Luther King Jr qui fondera la Southern Christian Leadership Conference pour lutter en faveur des droits civiques de manière pacifique.

Une jeunesse mise de côté : le contexte musical nord américain au début des années 50

L’industrie culturelle américaine ne prend pas en compte ce nouveau marché constitué par la jeunesse. Les films sont réalisés avec des comédiens adultes pour un public d’adulte : l’identification reste donc difficile.

Le marché de la musique populaire, investi par des crooners rassurant (Frank Sinatra, Bing Crosby), est entre les mains d’un nombre restreint de maisons de disques (RCA-Victor, Columbia, Capitol, Mercury) contrôlant le marché de la musique de Broadway, du Classique et de la Country. En 1948, elles détiennent à elles seules 75% de l’ensemble du marché du disque !

Cet oligopole se maintient grâce au contrôle de la totalité de la production, depuis le traitement de la matière première jusqu’à la vente du produit fini (« l’intégration verticale« ). Les majors monopolisent les facteurs artistiques (les chanteurs, les chansons écrites…) mais surtout contrôlent tout le reste de la production y compris le marchandising et la production. Leurs avec les médias sont étroits : elles n’hésitent pas à offrir des avantages aux disc jockeys pour qu’ils diffusent leurs artistes (baptisée payola, cette pratique sera déclarée illégale dans les années 50. Elle causera le licenciement d’Alan Freed, disc-jockey qui a joué un grand rôle dans la promotion du Rock’n’Roll, en 1959).


Enfin, elles monopolisent toutes les chaînes de distribution du disque : quand une firme de l’oligopole sort une chanson qui se vend, les majors enregistrent puis diffusent une version qu’on appelle une cover. Peuvent ainsi figurer parfois sept versions d’une même chanson dans le top 10. La composition et la publication musicale fait également l’objet d’un monopole. Elles sont aux mains de deux organismes : celui de Tin Pan Alley (qui rassemblait les compositeurs et les auteurs) et l’American Society Of Composers, Authors and Publishers (l’ASCAP).

Le contexte musical du début des années 50 se caractérise donc par un conservatisme et la prédominance d’un type unique de musique qui manque de spontanéité pour la jeunesse. Ceci va générer une insatisfaction, une frustration chez le public. L’adolescent ne se reconnaît pas dans les produits culturels mis à sa disposition.

Tous les éléments propices à l’émergence d’un nouveau style musical sont réunis : les adolescents insatisfaits ont un pouvoir d’achat croissant dans une société ou l’acte de consommer est valorisé.

Rock’n’Roll, année zéro

« Certains appellent cela du Rhythm’n’Blues, d’autres du Rock’n’Roll, pour moi, c’est tout simplement une musique rythmée. » Fats Domino

John Lee Hooker au Music Inn de Stockbridge, Massachusetts, vers 1950

Dès le milieu des années 30, le verbe to rock (se balancer) apparaît dans des titres de Jazz (« Rock It For Me » d’Ella Fitzgerald en 1937) soulignant l’importance du balancement rythmique non sans une certaine connotation érotique. L’expression Rock’n’Roll (« balance et roule »), date des années 20 : Trixie Smith « My Daddy Rocks Me (With One Steady Roll) » en 1922, « Rock And Roll » de Wild Bill Moore en 1949, « Rock All Night Long » des Ravens en 1952…

L’acte de naissance exacte du Rock’n’Roll est impossible à délivrer : certains affirment que tout a commencé en 1951 avec « Rocket 88 » de Jackie Brenston, d’autres avec « Sh-Boom » des Chords en 1954… ou encore le 5 juillet 1954, jour ou Elvis Presley enregistre « That’s All Right ». Et ce n’est pas Big Joe Turner qui va nous éclairer : « le Rock’n’Roll ? C’est aussi vieux que le Rhythm’n’Blues et c’est la même chose. Je chante sur ce rythme depuis… 1936 ».

Les influences du Rock’n’Roll sont multiples…

Les années 50 voient l’émergence d’une nouvelle classe d’âge : celle des adolescents. Se développe chez les jeunes la volonté de se démarquer du monde adulte en affirmant leur identité en tant que génération autonome. Le Rock’n’Roll revêt les attributs d’une musique qui leur est propre, s’opposant radicalement aux goûts des adultes, en sortant du cadre du foyer. Le Rock ? Un moyen de s’affirmer, d’exister, de refuser à la fois les valeurs de la société notamment la soumission au monde adulte. La diabolisation dont il fera l’objet va accroître sa valeur d’usage et confirmer son statut de symbole de la contre-culture, incarnant « la révolte de la génération de la croissance contre les institutions, les traditions et les hiérarchies liées aux activités artistiques de la société, à travers une recherche systématique du plaisir, la remise en question du travail au sens traditionnel du terme, la recherche d’une convivialité ».

Le disque de Rock devient synonyme d’opposition, de liberté, de distinction. On ne consomme jamais l’objet en soi, mais qu’on manipule les objets comme des signes de différenciation sociale. L’augmentation de la consommation passe ainsi, non par la création de faux besoins, mais par l’épanouissement de la différenciation sociale.

La « lutte » contre le Rock’n’Roll va réunir à la fois des fractions du monde religieux, des politiques, ou encore des associations de citoyens. Ces derniers craignant que le Rock mette en péril les fondements moraux de la société, entraînant violence et délinquance. Les américains peuvent ainsi lire dans la presse : « Mères de famille, surveillez vos filles, Elvis Presley arrive ». Le Rock a souvent été dénoncé comme un « complot » visant à abaisser l’homme blanc au niveau de nègre. Nous sommes encore dans une période trouble vis à vis de la communauté noire ! Parmi les moyens de lutte contre le Rock, des propos incendiaires tenus à la télévision et dans la presse, des disques brûlés… qui vont contribuer à définir le Rock comme problème social, acte de rébellion et force d’opposition.

Elvis Presley a joué dans 32 films entre 1957 et 1972

Le Rock’n’Roll devient non plus une musique, mais un style de vie. Son attitude a été promu sur les grands écrans par des films comme « L’Equipée Sauvage » qui vont permettre de forger autour du Rock un style de vie, un modèle de comportement, caractérisé par la sensualité, la révolte et l’insolence. La télévision suivra.

Le contexte technique et technologique : l’électrification

La guitare, les amplificateurs et les instruments en général s’électrifient. Ils donneront au Rock son « agressivité ». Leo Fender crée la Broadcaster® en 1948 (actuellement la Telecaster®) puis en 1954, la Stratocaster® qui le consacre. Les techniques d’enregistrement s’améliorent : l’enregistrement magnétique apparaît dans les années 50. La stéréo existe depuis 1957, le transistor voit le jour dès 1958 et les radiocassettes portables en 1959 donnant aux adolescents une autonomie d’écoute. L’émergence du Rock’n’Roll est liée à l’évolution technique et technologique de la musique, de sa production, de sa diffusion et de sa réception. Le succès du 17 cm (45 tours) va permettre une diffusion massive.

Broadcaster

Les plus grandes maisons de disques ont d’abord essayé d’ignorer le Rock’n’Roll, convaincues qu’il s’agissait d’une complète aberration vouée à une disparition prochaine. Cette réticence a suscité l’apparition de nombreuses maisons de disques indépendantes comme Atlantic, Chess, Imperial, Specialty qui ont toutes commencé en enregistrant les premiers rockers. Les stations radios privilégient les disques destinés aux adolescents ; ces disques jouissent d’un nombre de diffusions exceptionnelles. Les disc jockeys, comme Alan Freed (qui prétend avoir baptiser la nouvelle « danse à la mode » du nom de Rock, apostrophe, Roll), deviennent des célébrités et leur pouvoir devient manifeste. Lorsque sort en mars 1955 le film de Richard Brooks, Blackboard Jungle, le morceau de Bill Haley qu’il continent intitulé « Rock Around The Clock » déferle sur l’Amérique et provoque un véritable engouement de la jeunesse. Le 45 tours se vend à 22 millions d’exemplaires dans le monde. La même année sortent des hits comme « Maybellene » de Chuck Berry (en mai) ou Carl Perkins avec « Blue Suede Shoes » (en décembre). Bill Haley avait auparavant déjà sorti d’autres morceaux phares, comme « Crazy Man Crazy » en avril 1953, synthèse entre la musique traditionnelle blanche (le Country & Western) et le Rhythm and Blues noir ou encore « Shake, Rattle And Roll » en décembre 1954. Son succès va s’estomper, son image ne correspondant pas à l’idéal adolescent (il a 30 ans, une allure dépassée…). Bill Haley « Elvis était un très beau garçon, ce qui n’était pas mon cas ». Elvis Presley, « l’homme blanc qui chante comme un noir« , est celui sur qui se reporteront tous les désirs adolescents, il reste encore actuellement une figure emblématique du Rock’n’Roll.

Répertorier tous les pionniers du Rock serait une tache ardue, c’est pourquoi nous retiendrons quelques noms comme Jerry Lee Lewis (« Great Ball Of Fire »), Eddie Cochran (« Summertime Blues »), Gene Vincent (« Be-Bop A Lula »), Buddy Holly (« Peggy Sue ») parmi les artistes blancs, Fats Domino (« Blueberry Hill »), Chuck Berry (« Johnny B. Goode »), Little Richard (« Tutti Frutti »), Bo Diddley (« Who Do You Love »), coté noirs.

Le Rock’n’Roll va perdre de sa vitalité initiale vers la fin des années cinquante. Ses pères fondateurs sont frappés « par le destin ». Little Richard se tourne vers la religion, Elvis Presley part à l’armée, Jerry Lee Lewis ne s’est guère attiré la sympathie des médias depuis son mariage avec sa cousine de treize ans, Buddy Holly décède dans un accident d’avion, Chuck Berry est envoyé en prison pendant deux ans et enfin Gene Vincent et Eddie Cochran sont victimes d’un même accident de voiture ; Cochran est tué sur le coup et Vincent en sortira blessé physiquement et mentalement.

Dans les années 50, le Rock’n’Roll peut être l’occasion pour les jeunes du premier contact physique. Alors que le sexe est véritablement tabou dans la société américaine d’après guerre, la sexualité est très présente dans l’ensemble des textes du Rock, qui prônent une philosophie de l’immédiat, à travers la danse. Les textes de Rock sont simples, et par conséquent immédiatement compréhensibles par les fans, ils recèlent parfois d’un code secret pour les initiés qui demeure inconnu des adultes .

Le Rock n’a pas de message politique clair à formuler, il n’en est pas moins subversif en raison de son appropriation d’un certain nombre de caractéristiques du comportement des noirs (attitudes scéniques, mode vestimentaire…). Un conflit tridimensionnel est mis sous le feu de la rampe :

  • Un conflit moral qui oppose le monde des adultes (puritanisme) au monde des adolescents (festif).
  • Un conflit racial, les jeunes ont pris part la plupart deux temps de manière inconsciente et involontaire à la lutte contre la ségrégation en adoptant certains comportements noirs et en s’inspirant de leur musique. B.B. King : « quand je chantais dans les boites au début des années 50, mon public était noir au neuf dixième. Fats Domino s’est bientôt mis à jouer dans des clubs blancs. Puis il y a eu Lloyd Price et Little Richard, et la brèche a été ouverte ».
  • Un conflit commercial qui opposait les petites compagnies indépendantes du sud aux grandes compagnies du nord.

« Le Rock’n’Roll provoque pour le première fois dans la société américaine un déséquilibre de la structure sociale, un rapprochement entre jeunes Blancs et Noirs, un vacillement de la morale puritaine, et suscite l’émergence d’un pouvoir de contestation de la jeunesse, même si celui-ci n’est pas exprimé clairement et est rapidement étouffé ».

Les premières pochettes étaient conçues pour captiver l’Amérique adolescente dans toute son innocence. Le Rock était considéré comme trop sexualisé pour l’Amérique adulte, aussi les pochettes devaient-elles être pour la plupart anodines. C’est pourquoi la plupart des pochettes de disques montraient des adolescents blancs dans des scènes typiques de cet age.

Teenage Party, Gee, 1958

Le dessin des filles sur la pochette originale fut très vite remplacé après la sortie par un couple de blancs pour permettre au disque d’être distribué dans le Sud. La pochette originale des filles est l’un des albums de rock les plus rares.

Le succès de l’artiste ne dépend plus uniquement de la qualité de sa voix mais davantage de sa personnalité, dont l’atout principal est la sincérité. L’émotion et la subjectivité occupent alors une large part dans le rapport du public à l’artiste. Les rockers expriment une frustration, offrent une vision du monde partagée par le jeune public. Les adolescents s’identifient aux personnages. Le Rock associe refus de la société et volonté de consommer à outrance. Contradiction majeure : on refuse le consumérisme, mais on rêve de conduire une Cadillac® .

Et en France ?

Dès 1956, le Rock’n’Roll rencontre un vif succès en Europe. Il est véhiculé par le juke-box, le cinéma (les premiers films d’Elvis Presley). Les bases américaines de l’OTAN avec leurs magasins de l’armée et leurs émetteurs radios, diffusent le Rock dans leur région d’implantation. Les tournées de Fats Domino, Gene Vincent génèrent sur leur passage un engouement qui se traduit par de nombreuses imitations, en Angleterre particulièrement (Cliff Richard, Hank Marvin…) ou le terrain est plus favorable grâce à une langue commune. Ce qui vient d’Amérique fascine les Européens qui viennent de subir six années de guerre et de privations. Les vêtements, les disques forment des symboles de liberté et suscitent des désirs d’appropriation et d’identification.

En France, le Rock’n’Roll à ces débuts n’est pas pris au sérieux. Les amateurs de Jazz comme Boris Vian élaborent des chansons comme « Va t’faire cuir un œuf man » (1956). Les premiers rockers ne sachant parler anglais élaborent une caricature phonétique de l’anglais le « yaourt » : il s’agit de reproduire à l’oreille un anglais que peu comprennent réellement. A Paris, au Golf Drouot, un ancien golf miniature reconverti en club de jeunes, un public d’amateurs communie autour d’un juke-box en écoutant les nouveaux prophètes américains : Gene Vincent, Bill Haley… Parmi les habitués, un certain Jean-Philippe Smet accompagné de sa guitare. Il se produira pour la première fois en décembre 1959 dans un radio crochet sous le pseudonyme de Johnny Hallyday. En mars 1960, il enregistre son premier 45 tours avec les titres « T’aimer follement » et « Laisse les filles », en décembre plus d’un million de ses disques ont été écoulés. Hallyday devient le porte drapeau de cette jeunesse qui voit dans le Rock’n’Roll une nouvelle façon de vivre tout autant qu’une musique. Le Golf Drouot s’affirme comme le temple du Rock’n’Roll français. S’y produisent les Pirates, les Chaussettes Noires… En novembre 1961, cinq cents « blousons noirs » créent des incidents : le Palais des Sports de Paris sera plusieurs fois dévasté lors des prestations d’Eddie Mitchell.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *